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Ce soir, les traces du matin  laissées par le chat et le merle ont disparu.
Ce soir, alourdie de blanc, la nuit offre une luminosité irréelle. A peine éclairé, le salon se reflète sur la vitre donnant sur la treille enneigée.

Ici, c'est à l'extérieur que les rideaux sont posés.  Dans la cour, accrochés à la treille, qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige, rideaux de cène païenne. Eté comme hiver, ici,  les fenêtres sont nues, parées de breloques de cristal, de guirlandes d'étoiles ou de poissons, de grigris divers emplumés. Avec ou sans vis-à-vis. Se souvenir d'un appartement dans une rue très étroite, les fenêtres plongeant dans l'appartement d'en face. Les tapisser de ci de là  de papier calque patiemment évidé de motifs, le vide plein, le plein vide.

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Les volets ne sont jamais fermés;  côté jardin, colonisés par les bois de la glycine, côté cour, encombrés de cactus et de succulentes. Le vent, le froid s'infiltrent, la maison respire. Eté comme hiver, le dedans dehors et le dehors dedans, palimpsestes allant de soi, regard sans frontières.

Tel ce tissage japonais, côté intérieur, s'imprimant ce soir sur le rideau, côté extérieur, entre les bois plombés de neige.

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Telle cette dentelle arachnéenne habillant ce soir cou et tête.

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Telle cette main tendue ce soir vers les étoiles.
Dehors, dedans, vide, plein, palimpsestes, maison traversée, respirer, voir, sans illusions ni voiles.

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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 16:45
- Par myriam laffont - Publié dans : Chroniques
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* Dilemme en ce Printemps des Poètes. Se taire, cautionner une certaine daube ? Etre juge et partie, peut-on, doit-on ? Fi ! J'ouvre la gueule et le flanc. Ces soit-disant poèmes. Rimés, ils seront classiques. Fragmentés, alinéas intempestifs, ils seront contemporains. Chantés, ils seront emballés. Congratulations dans les cénacles. Si je vise quelqu'un? Pardi. Mais qui? Evidemment. Facile ! Non, au contraire, déchirant. (15/03)

* Ecoutez Giovanni Fontanna ! (15/03)

* Dernières pioches dans les rayons de la médiathèque : "La vie est une blague" de Stephen Dixon. Short, story, renversant.  Un deuxième Pete Dexter, "Cotton Point", toujours aussi brut et décapant.  Ai lu aussi Christian Gailly.  Boulimique, en avais raflé trois et n'en ai lu qu'un, lassée. Ai adoré le superbe graphisme du manga de Junji Ito, "Spirales". Dans la pile, restent 2 Pete Dexter, 1 Sylvain Germain, 1 Alain Gerber. (15/03)

* (mon côté certain de greluche) Ah non !  Avec n'importe qui, Benjamin, mais pas avec Carla ! (BB le superbe le 27 mai au Bikini) (15/03)

 * "We need great golden copulations", Jim Morisson - An american prayer. Glané sur les très belles pages de Bertrand Redonnet. (8/03)

* 705655.jpgTrès séduisant rendez-vous autour de Jean-Claude Loubières que propose  la librairie-galerie 7.05:655 en partenariat avec la médiathèque des Abattoirs : à la librairie, une rencontre le 6 mars, 15 heures,  (anatomie d'un projet de création éditoriale) et une installation de 14 à 20 heures,  couplées avec  une expo livres/vidéo jusqu'au 30 avril aux Abattoirs. (28/02)

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* écrire sur les vitres, capter les reflets et les ombres studieuses (4/03)
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