Aujourd'hui, le vent d'autan s'est engouffré dans mes jupons, jouant à cache-cache avec l'ombre, le bitume, la dentelle et la
lumière. Mes pas l'ont suivi. Capter sa propre ombre, succéder à son ombre.
Il y a quelques années, j'ai écrit un texte "Les boutons", après avoir observé le manège d'un vieil homme, arrêt de bus rue de Metz. En visionnant le résultat de mes
enregistrements, j'ai pensé à ce texte, aux tourbillons du vent jouant dans les pans d'un imperméable, à ces gestes sans cesse répétés sans ne jamais aboutir et pourtant répétés, inlassablement
répétés.