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myriam laffont
CHRONIQUES - LITTERATURES - PHOTOS - VARIETES
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«posée à la lisière
loin des mots ciments la libellule, épargnée, libère son secret » M.L.
Quand Myriam Laffont ouvre le ban, elle le fait avec panache. Avec
largesse mais surtout avec exigence. Ceux qui la connaissent de proche ou de loin connaissent ou devinent sa passion pour les signes, scripturaires ou iconographiques, dans leur
multitude comme dans leur singularité. En fait, c’est une longue passion ouverte qui s’amorce dès la prime enfance par une collision lunaire avec la typographie. Le
lieu et l’espace où se noue se tresse et se fixe en bout d’effervescence la haute poésie. Le haut langage. Mer de tous les tangages. Vertiges. On peint, on écrit et puis les
brassées de mots, les saccades du crayon conduisent à l’évidence d’un destin. C’est aussi ce que nommait Eluard l’évidence poétique. Mais la hauteur chez Myriam ne signifie en aucun
cas qu’elle se fourvoie avec la grandiloquence (c’est plutôt votre serviteur qui y cède dans ce que Myriam intitule un bla-bla). Elle aime au contraire traquer la fragilité, les
ambigüités, les fugacités, les détails tant dans les paysages naturels que humains. Un insecte, une vieille dame, un reflet de la Garonne, une voisine de compartiment dans le
métro, toutes les postures fugaces, éphémères observées derrière une apparente inattention, participe lentement à une mise au net du réel. Maussade ou cruelle. Sans concession aux
usages.
Mais la personne qui écrit blesse par là même où elle fait œuvre de
compassion. Dans ses fictions , ses nouvelles , ses chroniques, et ses poésies ( remarquez cette « vieillerie » chez une auteure plutôt tournée vers
l’avant-garde) -auxquelles elle met un signe d’égalité avec les mantras-, résonne l’accent de la déconvenue pour ne pas dire de la désespérance. Écrire est cependant par moment un
exercice périlleux – si sensible- de possibles fulgurances de l’espoir. Un espoir bien charnel, qui décline son désir en mots courants, si banalement humains.
Car Myriam tient en grande suspicion les prédictions comme les grilles d’explication fonctionnelles. Elle en mesure leur inanité avec cette intuition, peut-être toute féminine, ou tout simplement poétique dans l’indistinction des genres, du sexe qu’elle évoque sans fard. Elle préfère dans une noble (oh ! l’emphase) solitude coudre à main nue les étoffes disparates de ses mémoires ténues et de ses découvertes inattendues. Elle en taille une belle et transparente toge de stoïcisme. Entre la personne et l’auteure, on ne perd alors rien au change. C’est le même cœur –incandescence, en une impeccable jeunesse métaphorique- qui nous offre ses mantras. Et son savoir des plantes et des herbes. Chairs multiples de la terre.
Oui, le ban est ouvert. Lecteurs, ne soyez pas en retard. Myriam peut
être déjà ailleurs. Elle va vite. Comme un poème en forme de nuage, un fruit mûri se délivrant de son arbre devenu entrave à ses futurs avatars. Le temps roule,
roule…
Cugnaux, le 4 février 2009
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JUIN 2011 cette toute petite micro-édition revendiquée artisanale et fleur-bleue complète désormais ma palette éditoriale. |
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La tectonique des langues (fragments d'un discours amoureux corrompu/photos) |
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Un jour, leurs langues se séparent brutalement. Elle, la hurleuse à la langue amputée, va alors dériver, frôler les territoires cachés, déflorer les ultimes illusions. Sous les fragments de son discours amoureux corrompu, la femme à l'oeil droit poché de trop pleurer approche la nudité originelle, la terrible et fatale solitude. La folle pudique divague, elle invente, elle convoque, elle inventorie, elle tranche, elle expérimente, elle réinvente sa propre langue. C'est donc l'histoire d'une femme qui aime à la folie un homme qui ne l'aime plus à la folie. Banal et fondamental.
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Ni son père aux yeux bleus, ni sa mère aux yeux verts (nouvelles) |
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A moins que ce ne soit le grand-père au cœur déplacé ? Ou peut-être Jeanne, l'enfant de
l'hiver, à la robe rouge qui tourbillonne dans les bals du 14 juillet ? Ou ces deux mômes assis dans la rue qui parient sur le retour hésitant du père ? Ou cette femme aux seins en berne?
Ou cet homme condamnant une porte, là, au fond du couloir ? Croisés dans ce recueil de nouvelles, le père, la mère, le grand-père, Jeanne, les mômes, la femme, l'homme, les fantômes, tentent d'intégrer la mécanique de l'affiliation, de la famille, du groupe.
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Et si, couper ce qui dépasse (poésies/mantras/photos) |
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défricher les vergetures du monde l'idéogramme de soi
le cordon d'origine âne susceptible
animé d'écriture des labours
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Attitude XL (poésies/mantras) |
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« Attitude XL » est une psalmodie,une enfilade de poésies/mantras organique et ruisselante car l'écriture arc de vivre, arc bandé
incarnée dans la matière, les humeurs, les liquides, les bouillons, les sueurs, les
sexes, les gestes et postures,
une écriture sans frein, écartelée, débraillée, où l'abattage dans les recoins sordides ou
sublimes sera la règle |
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Les chroniques de MamzelleLuna |
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En 2000, pour différencier ma
production journalistique sérieuse (?) de chroniques fantaisistes (?) publiées régulièrement en ligne, j'emprunte le nom de ma chatte fétiche, Mamzelle Luna. Nous partageons les mêmes
initiales et certains manèges.
Mamzelle Luna se plait à tirer les fils des bobines, à humer et s'imprégner de l'air du temps,
à glisser entre les rencontres, le léger, l'anodin, l'absurde, la stupeur, le poétique, l'horrible.
Dans ce recueil, est rassemblé un choix de chroniques écrites de 2003 à 2009. Les accompagne un jeu de photos.
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LIVRES-OBJETS |
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Edition cousue main de
* 12 récits-Photo sous
liasse
* Edition amplifiée de "Et si, couper ce qui
dépasse"
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* "La Troisième protubérance", transparence, matière,
squelette
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